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Vatsal Trivedi - Copy (2)Alors que j’admire le soleil couchant, je réfléchis à ce qui a bien pu m’amener à participer à la CIFR, surtout à titre de résident chef. On pourrait dire que j’étais animé d’un puissant désir de m’investir à un niveau plus élevé après avoir assisté à la conférence, mais je vais vous confier un secret : je ne suis jamais allé à la CIFR. Il serait honteux pour moi de prétendre que je suis un expert de cette conférence, voire même de la formation médicale. Naturellement, j’envisagerais avec appréhension d’occuper un poste de direction au sein de l’équipe de la conférence. Je suis pourtant devenu l’un des résidents chefs de la CIFR… laissez-moi vous expliquer :

Mon intérêt pour la formation médicale est pour ainsi dire accidentel – je me suis inscrit dans un programme de médecine plutôt atypique, où la notion de « cours magistral » était inexistante et l’apprentissage par problèmes en petits groupes était privilégié (avant même qu’il ne devienne la norme). En fait, je me suis retrouvé dans un centre de formation délocalisée, tout juste après son inauguration, cherchant à établir un précédent pour l’excellence dans ce type d’établissement. Un hasard quelconque m’a orienté vers le tout premier programme canadien d’anesthésiologie adapté à l’approche par compétences. Je me suis rapidement engagé dans la conception du programme de résidence; j’ai aidé d’autres programmes à adopter l’approche par compétences et j’ai cherché des moyens d’intégrer la simulation à la formation médicale. Il serait faux de dire qu’il s’agissait de mouvements browniens passifs puisque la formation médicale entraîne la progression.

Toutes ces expériences semblaient avoir un point en commun : le désir de comprendre et d’améliorer les mécanismes qui nous permettent de concevoir et d’offrir une formation médicale. D’ailleurs, les mentors et les responsables de ces expériences sont d’anciens (et actuels) participants à la CIFR! Il est devenu évident que cette conférence représente la plaque tournante, le noyau où l’on discute des principes fondamentaux de la formation médicale. Il fallait y assister pour vraiment comprendre les tendances de la formation des résidents dans le monde. Évidemment, je devais y être.

À titre de nouveau participant à la CIFR, j’ai très hâte d’assister aux excellentes séances plénières sur les milieux d’apprentissage. Nous exerçons dans des milieux tellement variés – cliniques, unités de soins, salles d’opération, unités de surveillance continue – qu’il serait totalement erroné de croire que notre milieu d’apprentissage doit être uniforme. De nombreux conférenciers sont passés maîtres dans l’analyse de ces tendances; nous pouvons tirer des avantages incommensurables de leur présence et de leurs enseignements. Ma participation à la planification de la conférence fut une expérience fort enrichissante, mais j’ai plutôt hâte d’entendre la salle en pleine effervescence, juste avant les séances, ainsi que les discussions durant les ateliers où nous apprendrons à appliquer ces principes dans nos milieux respectifs.

Mon but ultime est de rencontrer des gens intéressants de partout dans le monde pour partager nos réalités communes malgré nos milieux de formation variés. La CIFR 2018 est l’endroit tout indiqué!

surgical teamJ’ai l’air d’une chirurgienne. Apparemment. Probablement. Parfois? Un mot-clic symbolise désormais l’émancipation et la réussite des chirurgiennes : #ILookLikeASurgeon.

J’ai très souvent l’air d’une mère. Un peu épuisée, tache de morve à l’épaule, un ou deux bonshommes Lego dans la poche. Ou encore de celle qui grimpe aux arbres ou qui danse sur une musique endiablée avec ses deux enfants dans la cuisine. Mais je n’ai pas l’air d’une chirurgienne.

Au gym, visage écarlate, souffle court et transpiration abondante, j’ai l’air d’éprouver un malaise cardiaque la plupart du temps. Mais je n’ai pas l’air d’une chirurgienne.

J’ai souvent l’air d’une amie; j’offre du thé, des câlins ou des mouchoirs à ceux qui en ont besoin, et on me le rend bien. De temps en temps, j’épate la galerie en dansant ou en riant de bon cœur, mais seulement après quelques verres de vin ou de gin lors d’une rare sortie entre amis. Mais je n’ai pas l’air d’une chirurgienne.

Sauf qu’en réalité, je suis bel et bien chirurgienne. Une chirurgienne en formation, certes, mais tout de même une chirurgienne. Je suis aussi chercheuse titulaire d’une bourse du National Institute for Health Research (NIHR), vice-présidente sortante d’une association nationale de stagiaires en chirurgie au R.-U. et résidente chef de la CIFR 2018. Donc la femme en pyjama, couverte de morve, aspirante reine du gym et amatrice de gin est en fait chirurgienne, chercheuse et résidente chef. C’est plutôt incroyable, non?

Je me demande encore comment j’y suis arrivée. Des portes se sont ouvertes, je les ai franchies une après l’autre et j’ai réussi; j’assume mon rôle de professionnelle auprès du public, mais j’ai l’impression de cacher un terrible secret… car je suis absolument certaine qu’il y a eu confusion. Une erreur. Je ne suis pas à ma place.

Le syndrome de l’imposteur 

Le syndrome de l’imposteur est un sentiment étrange auquel j’ai été initiée par Chris Lake, chef de la direction du développement intégré et ancien chef du développement professionnel au NHS Leadership Academy. Le syndrome de l’imposteur se manifeste souvent chez les personnes très performantes qui ne parviennent pas à reconnaître leurs réalisations et qui ont la nette impression que l’on s’apercevra tôt ou tard de leur incompétence. De la supercherie. De l’erreur.

Quel mal y a-t-il donc à afficher des sentiments ou des émotions de cette nature? Bien que ces motivations internes puissent influencer le désir de s’améliorer et de s’autoévaluer, elles peuvent aussi être contraignantes. Les personnes touchées par le syndrome de l’imposteur sont souvent moins enclines à demander des promotions ou à poser leur candidature pour des postes de responsabilité parce qu’elles sont convaincues qu’elles n’ont pas les qualités ou les compétences requises. Elles ont tendance à renier leurs réalisations et à se sous-estimer, à attribuer leur réussite aux autres plutôt qu’à se l’approprier. Le fait de dénigrer leurs réalisations incite les autres à faire de même. Un sentiment d’incompétence non justifié peut ainsi miner la confiance en soi et le sens d’entraide au sein d’une équipe.

Dissiper les doutes 

L’une des solutions que Chris Lake propose pour éviter le syndrome de l’imposteur consiste à créer un dossier où vous conserverez tous les courriels de remerciements, les messages positifs et les bons commentaires. Lorsque vous souffrirez d’imposturite (un mot purement inventé de ma part!), vous pourrez alors puiser dans ce dossier pour vous rappeler que vous êtes digne de vos réalisations; vous regagnerez confiance et vous retrouverez votre estime personnelle. C’est exactement ce que j’ai fait. J’ai maintenant un « dossier de renforcement » dans ma boîte de réception. Mais voilà où j’ai fait fausse route… Je ne l’ai jamais ouvert. J’y ai classé des courriels sans jamais les consulter.

J’ai avoué ma faute à Chris Lake un an plus tard; il m’a défiée de lire le contenu du dossier. Il m’a fallu plusieurs semaines avant de l’ouvrir. En fait, j’ai eu le temps de présenter un exposé à une conférence nationale et de recevoir des commentaires élogieux avant de me convaincre qu’il était peut-être temps de jeter un coup d’œil aux témoignages de ma réussite. C’était un peu bizarre de lire tous ces messages de remerciements et de félicitations. Ma première réaction fut de les ignorer, mais avec le temps, je réalise qu’il n’y a rien de mal à reconnaître mes exploits, à célébrer discrètement ma réussite et à gagner en confiance. Cela n’a rien à voir avec la vantardise ou le manque d’humilité; je m’approprie simplement les fruits de mon dur labeur.

En fait, j’ai bel et bien l’air d’une chirurgienne.

J’animerai un atelier pour aider les autres à exprimer ces émotions. Je n’ai pas toutes les réponses, mais je suis sur la bonne voie pour trouver la motivation à m’améliorer et renverser la tendance à m’abstenir parce que j’ai peur de l’échec ou j’ai la certitude qu’une autre personne est plus compétente que moi. Joignez-vous à la discussion à la CIFR 2018!

2018_ICRE_ChiefResident_Elsey_PhotoOriginaire de Nottingham, au Royaume-Uni, Lizzy Elsey est résidente chef de la CIFR 2018.
Son atelier intitulé « Le syndrome de l’imposteur et le dépassement de soi pour réussir » aura lieu le samedi 20 octobre 2018.

#ICREWithMeAu fil des ans, la CIFR a évolué pour devenir l’une des conférences les plus novatrices en formation médicale. Elle attire plus de 1600 participants en provenance de près de 40 pays dans le monde.

Cette année, nous espérons poursuivre cette lancée et vous demandons d’amener un collègue ou un ami qui n’a jamais assisté à la CIFR pour lui faire connaître cette conférence exceptionnelle.

Les anciens participants qui sont accompagnés d’un ami lors de la #CIFR2018 sont invités à prendre une photo avec ce nouveau venu et à l’afficher sur Twiter avec les mots-clics #CIFR2018 et #CIFREnsemble.

Les personnes qui affichent leur photo sur Twitter courront la chance de gagner une inscription gratuite à la #CIFR2019 qui aura lieu du 26 au 28 septembre 2019 à Ottawa!

N’attendez pas – invitez un ami à Halifax et faites-lui découvrir la #CIFREnsemble.

Meilleurs résumés de recherche du JGME et du Collège royal

Nous sommes ravis de faire connaître les meilleurs résumés de recherche choisis par le JGME et le Collège royal cette année. Qu’ils portent sur l’évaluation du corps professoral ou la détermination de critères d’évaluation, ces résumés permettent d’en apprendre davantage sur la recherche en formation médicale et ses résultats.

Ils seront présentés le samedi 20 octobre à 9 h 15 durant la CIFR 2018, qui se tiendra à Halifax.

Veuillez noter que seuls les auteurs qui agiront comme présentateurs sont cités ci-dessous.

  • Differences in EM trainee caseload and faculty ratings associated with supervising faculty gender
    Présentatrice : Lauren Cook-Chaimowitz, Université McMaster, programme de formation en médecine d’urgence du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada, Canada
  • A grounded theory study of assessment anchors in PGME: Forthcoming opportunities and ongoing tensions
    Présentatrice : Nancy Dudek, Université d’Ottawa, Canada
  • An empirical method for determining sentinel milestone ratings to predict residents’ attainment of recommended graduation targets
    Présentateur : Kenji Yamazaki, Accreditation Council for Graduate Medical Education, États-Unis

 

Meilleurs résumés de recherche rédigés par des résidents du JGME et du Collège royal

Les meilleurs résumés de recherche rédigés par des résidents du JGME et du Collège royal sont novateurs, utiles et incitent à la réflexion; ils abordent des sujets tels La compétence par conception, le développement de la confiance et les communications écrites.

L’un des présentateurs suivants devra effectuer une présentation supplémentaire le samedi 20 octobre à 9 h 15 lors durant la CIFR 2018, à Halifax.

Veuillez noter que seuls les auteurs qui agiront comme présentateurs sont cités ci-dessous.

  • Feedback frequency in competency by design: A quality improvement initiative
    Présentateur : Neil Arnstead, Université de Toronto, Département d’oto-rhino-laryngologie et chirurgie cervico-faciale, Canada
  • Does the operative experience of UK general surgery trainees reflect the entrustment model of competency assessment?
    Présentatrice : Elizabeth Elsey, University of Nottingham, Royaume-Uni
  • Factors affecting the development of confidence during surgical residency training
    Présentatrice : Mackenzie C. Lees, Université de l’Alberta, Canada
  • Does it work – Pilot implementation of 3 EPAs in busy medical oncology outpatient clinics
    Présentatrice : Alannah Smrke, Agence du cancer de la Colombie-Britannique, Canada
  • Validity, reliability, feasibility, and acceptability of using the consultation letter rating scale to assess written communication competencies among geriatric medicine postgraduate trainees
    Présentatrice : Victoria YY Xu, Université de Toronto, Canada

 

Meilleurs résumés de pratiques efficaces

Des médias sociaux au soutien réactif et proactif en formation, les meilleurs résumés de pratiques efficaces de cette année présentent des techniques et des outils novateurs en formation des résidents.

Veuillez noter que seuls les auteurs qui agiront comme présentateurs sont cités ci-dessous.

  • Residents in the time of social media: Using simulation to explore emerging frontiers of professionalism in the learning environment
    Présentatrice : Katherine Bonhomme, Université d’Ottawa, Canada
  • Validation of an innovative resident scholarship advancement model
    Présentatrice : Samantha Buttemer, Université Queen’s, Canada
  • Reactive vs proactive support in training/residency, Professional Support Unit, Wales Deanery
    Présentatrice : Leona Walsh, Cardiff University, Royaume-Uni
  • From resident-as-teacher to resident-as-role model: Enhancing resident teaching skills curricula
    Présentateur : Robert Sternszus, Université McGill, Canada
  • eCHEMO: Promoting a culture of chemotherapy safety through e-learning in pediatric hematology oncology
    Présentatrice : Marta Wilejto, Hôpital pour enfants malades (SickKids), Canada

Avez-vous un ami ou un collègue qui aurait une histoire intéressante à partager? Croyez-vous que vos propres expériences pourraient intéresser d’autres résidents et leur être utiles? Si oui, nous aimerions les connaître!

Nous présenterons une fois de plus en 2018 la séance en panel Récits de survie de résidents et nous sommes à la recherche de panélistes qui partageront leurs récits sur les pratiques exemplaires et les parcours réussis, dans l’esprit du thème L’effet de l’environnement d’apprentissage et du professionnalisme dans la formation des résidents.

Date limite de soumission : 15 juin 2018.

Cliquez ici pour obtenir plus d’information et accéder au site de soumission.

RCP0318-2018-ICRE-WebBanner-FR-Register-621L’attente est terminée! Vous pouvez maintenant vous inscrire en ligne à la Conférence internationale sur la formation des résidents 2018.

Joignez-vous à plus de 1600 leaders en éducation médicale, enseignants cliniques, directeurs de programme, résidents et décideurs du monde entier qui assisteront à la plus grande conférence entièrement consacrée à l’avancement de la formation des résidents, à Halifax (Canada), du 18 au 20 octobre 2018.

Mettant en vedette des experts internationaux en matière d’environnement d’apprentissage et de formation médicale, la conférence cette année :

  • portera sur le thème « Le milieu d’apprentissage et la formation des résidents : une ère de changement »;
  • offrira six séances plénières, 21 filières d’apprentissage, plus de 60 ateliers et plus de 200 présentations d’affiches et exposés;
  • proposera des activités préconférence originales, dont Comprendre le milieu d’apprentissage clinique dans toute sa complexité : une conférence consensuelle, où les participants exploreront les différents aspects (psychologique, architectural, éducatif, inclusif, numérique et socio-culturel) du milieu d’apprentissage.

Cliquez ici pour vous inscrire à la CIFR 2018.

Vous avez jusqu’au 4 septembre 2018 pour profiter de l’inscription hâtive.

Nous avons hâte de vous rencontrer à Halifax!

J’aimerais d’abord vous demander de réfléchir à ce qui vous vient à l’esprit lorsque vous songez au milieu d’apprentissage des programmes d’études médicales postdoctorales. Il est fort probable que vous ayez songé aux différents aspects et que vous envisagiez le milieu d’apprentissage de différentes façons. Il va sans dire que le milieu d’apprentissage est un concept complexe dont les nombreuses facettes doivent être prises en compte pour mieux le comprendre et l’apprécier.

La résidence est une étape particulière dans la carrière d’un médecin; nous commençons à travailler dans les institutions, auprès des patients, mais nous avons encore beaucoup à apprendre pour bien saisir la portée de notre spécialité. Nous amorçons notre carrière dans des systèmes aux ressources financières très limitées, et nous devons veiller à leur prospérité au même titre que nous veillons à la santé de nos patients. Aussi, les besoins et les attentes de la société changent; les responsabilités des hôpitaux et des cliniciens diplômés croissent en importance. Au cours des dernières années, ces facteurs ont entraîné de grands changements aux programmes de résidence du monde entier. La nouvelle conception des programmes d’études doit entraîner une exploration et des avancées parallèles dans le milieu où nous, les médecins stagiaires, évoluons pour apprendre et devenir des cliniciens compétents.

Cette conférence consensuelle explorera six aspects du milieu d’apprentissage postdoctoral : psychologique, architectural, éducatif, inclusif, numérique et socioculturel. Nous tenterons de mieux comprendre comment ces facteurs influencent le milieu d’apprentissage et, par le fait même, l’apprentissage en tant que tel. Nous voulons approfondir ce que nous savons déjà au sujet de ces corpus de recherche, connaître les domaines qui méritent d’être explorés davantage, mais surtout, savoir comment ils s’imbriquent dans le contexte du milieu d’apprentissage en général.

Les participants pourront mieux comprendre les multiples facettes du milieu d’apprentissage et réfléchir aux façons dont ils pourraient les mettre en œuvre dans leur propre établissement. Nous espérons aussi ouvrir la voie à de futures recherches pour faire avancer le milieu d’apprentissage postdoctoral.

Nous avons la chance de pouvoir compter sur l’aide d’experts internationaux, dont le Dr Jonas Nordquist (coprésident de la conférence, Karolinska Institute), la Dre Linda Snell (Université McGill), le Dr Jason Frank (Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada), la Dre Ming-Ka Chan (Université du Manitoba), le Dr Kelly Caverzagie (University of Nebraska College of Medicine), le Dr Anthony Llewellyn (University of Newcastle), le Dr Hiroshi Nishigori (Kyoto University), le Dr Saleem Razack (Université McGill) et la Dre Ingrid Philibert (Accreditation Council for Graduate Medical Education).

Nous avons très hâte à cette activité et nous espérons que vous pourrez y participer.

2018_ICRE_ChiefResident_Hall_PhotoDre Jena Hall, BScH, MD, MEd (candidate 2018)
Coprésidente de la Conférence consensuelle sur le milieu d’apprentissage clinique
Résidente chef de la CIFR
Résidente de deuxième année en obstétrique et gynécologie
Université Queen’s